A partir de pâte de verre en fusion, le souffleur de verre donne naissance aux objets les plus somptueux.
Le feu, la chaleur, le verre, il faut apprivoiser la matière.
La magie, c’est le verre qui redevient transparent, rigide et liquide en même temps.

Son secret : une main en or et une canne en acier, le tout dans un environnement extrêmement chaud !
C’est un métier de tradition, le savoir-faire se transmet de bouche à oreille et dans l’imitation du geste.

Répétition et rapidité

Le verre est un mélange de silice (sable avec du quartz), de cendre et de calcaire, qui est fusionné à 1300°C. Prise de la matière dans le four de fusion, c’est la paraison. Le verre à l’intérieur est pâteux, il s’enroule autour de la canne. Après avoir ôter toute impureté à la paraison, le souffleur fait rouler la canne pour répartir son épaisseur, il utilise du papier journal mouillé pour la mise en forme. Intégration de cristaux de couleur autour du verre pour participer au décor de la future pièce. Puis il commence le soufflage, qui sert à faire le creux dans la pièce. Le geste est sûr et rapide, effectué à plusieurs reprises, est exécuté librement « à main levée » ou guidée dans un moule. Pour façonner la pièce, le verrier étire cette « cueille » à l’aide de pinces. La pièce s’ouvre doucement au réchauffeur et enfin mise en place au four de refroidissement.
Il faut être rapide le verre en fusion se fige en moins de 2 minutes ! Un métier qui demande beaucoup de coordination, de détermination et de patience et une grande sensibilité artistique…

Pour découvrir quelques photos.

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